Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, le carrossier Henri Chapron n’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Avec l’inéluctable déclin des marques pour lesquelles il produisait des carrosseries spéciales, comme Delahaye ou Delage, son activité se réduit considérablement. Aussi l’arrivée de la Citroën DS est-elle perçue comme une occasion salutaire : outre ses qualités techniques et son confort exceptionnel, elle présente le prestige et le statut qui répondent à ce que l’on attend d’une carrosserie artisanale. Ainsi, dès 1958, Henri Chapron propose ses cabriolets et coupés auxquels il attribuera en fonction des versions les noms évocateurs de Croisette, Concorde, Caddy, Palm Beach ou Le Dandy. Outre leur forme particulière et leur pare-brise plus bas, ces voitures disposent d’une finition plus soignée que la DS de série, à base de baguettes et joncs chromés, d’enjoliveurs plus riches, de plaques de bas de caisse alors que l’intérieur reçoit des sièges Pullman en cuir. A l’époque, les versions Chapron coûtaient plus du double d’une DS normale.
Le cabriolet Le Caddy a été introduit en 1959 et a été le premier des modèles DS à carrosserie Chapron à être doté d’ailes arrière d’un seul tenant. Les premiers modèles Le Caddy utilisaient les portes de la Berline, qui ont été allongées en 1960. La même année, le Le Caddy a été rejoint par le Le Dandy, une superbe variante de coupé du Le Caddy. Le Le Dandy a été produit de 1960 à 1972, et seulement une cinquantaine d’exemplaires ont été construits, chacun doté d’un équipement unique. Cette Le Dandy a été facturée le 16 mai 1963 à une compagnie de transport aérien à Paris.
Cet exemplaire (Châssis 4266904) est estimé entre 150 et 225 000 $.
Cet exemplaire (Châssis 4200103) a été vendu 97 600 € en février 2013 à Paris.
DS 19 Chapron Le Dandy 1965 – 220 000 €.







































































