Le cabriolet Fiat 1500, dessiné par Pininfarina, est une icône du style italien des années 1960, alliant une ligne classique et raffinée à une mécanique évolutive. Son histoire se divise entre les versions à moteur standard Fiat et les variantes haute performance motorisées par OSCA.

Le projet naît à la fin des années 1950 pour remplacer le cabriolet 1200 Trasformabile, dont le style inspiré des standards américains était devenu obsolète. Pininfarina présente un prototype, baptisé 1500 GT, au Salon de Turin 1958, qui séduit par ses lignes épurées rappelant certaines réalisations pour Ferrari. La production en série débute en 1959 avec la base mécanique du cabriolet 1200, le modèle 1500 OSCA rejoignant rapidement la gamme pour offrir des performances accrues.

La gamme a connu plusieurs phases de motorisation et de restylage majeures :
– Période OSCA (1959-1963) : Les versions sportives (1500 S, puis 1600 S) étaient équipées de moteurs double arbre à cames en tête (DOHC) préparés par l’officine OSCA, dérivés des moteurs de compétition. Ces modèles se distinguaient par des attributs esthétiques spécifiques, tels qu’une prise d’air sur le capot et une calandre distinctive.
– Standardisation Fiat (1963-1966) : Avec le lancement de la berline 1500, le cabriolet intègre le moteur 1,5 litre conçu par Aurelio Lampredi (simple arbre à cames latéral). Ce moteur, bien que moins typé  » course  » que le bloc OSCA, offrait une fiabilité exemplaire et un agrément de conduite grand public.
– Fin de carrière : À partir de 1965, la gamme bénéficie des dernières évolutions de la berline 1500C, avec une puissance portée à 75 ch et l’introduction d’une boîte de vitesses à cinq rapports.

Notez que le nom  » 1500  » a pu prêter à confusion durant la période 1959-1963, car il désignait alors les versions sportives équipées du moteur double arbre OSCA. Ces modèles OSCA se distinguaient de la 1200 standard par leur calandre spécifique, leur prise d’air sur le capot et leurs attributs de performance, contrairement à la 1500  » standard  » (type 118H) lancée en 1963 qui, elle, reprend la mécanique plus simple et fiable de la berline.

Bien que Fiat ait visé les sportives anglaises (MG, Triumph) et les productions d’Alfa Romeo, ce cabriolet occupait un segment plus bourgeois. Le design de Pininfarina, caractérisé par sa sobriété et son élégance intemporelle, lui a permis de traverser les décennies avec succès. Il demeure aujourd’hui une pièce de collection recherchée pour la rareté de ses variantes, notamment les versions coupés et les déclinaisons musclées 1600 S dotées de doubles phares.

Ces voitures, qui remportèrent de nombreux prix pour leur classe et leur mécanique raffinée, furent remplacées en 1966 par les versions « Sport Coupé » et « Sport Spider » de la gamme Fiat 124.

La gamme des cabriolets Fiat dessinés par Pininfarina a été produite sur une période allant de 1959 à 1966 pour une  production totale de cette série (type 118) s’élève à 34 211 exemplaires : – Versions sportives (1500 S / 1600 S) : 3 089 exemplaires. Ces modèles, équipés de moteurs double arbre à cames préparés par OSCA, sont les plus rares et recherchés.
– Versions standard (1200 / 1500) : La majeure partie de la production (environ 31 122 exemplaires) est composée des versions à moteurs culbutés classiques (1200 cm³ et 1500 cm³), destinées à un usage plus routier.

Comptez 25 000 €.

 

Cet exemplaire modifié par Abarth a été vendu 3 000 $ en 2021 en Floride.