Dévoilée lors du Salon de Paris d’octobre 1956, au Grand Palais, le cabriolet 403 est directement dérivé de la berline de gamme moyenne à succès du constructeur français, dont la ligne a été dessinée en Italie. En effet, en 1951, la firme de Sochaux souhaite se diversifier et prendre une autre direction stylistique que la 203 aux fortes influences américaines. Pour cela, le constructeur se rapproche du carrossier italien Pininfarina pour l’étude d’une berline trois corps de gamme moyenne. La 403 sera présentée en avril 1955. Première étape d’une très longue collaboration qui verra naître les 104, 204, 404 puis 504, dont les magnifiques coupés et cabriolets.

Dessinés en interne par Paul Bouvot et les équipes du bureau de style, les Peugeot 403 Cabriolet ont été transformés au sein de l’usine Peugeot de La Garenne, mais de manière artisanale par séries de dix exemplaires. Les coques de 403 arrivaient nues, prêtes à être transformées. Et comme les cabriolets ont toujours eu la rigidité comme principal ennemi, Peugeot renforce le soubassement par des doubles longerons recouverts d’une tôle de renfort, créant alors un double plancher.

Ceci permet quelques excentricités sur le cabriolet 403, les portes sont créées de toute pièce pour être allongées, tout comme la malle de coffre ou les ailes arrières, qui sont constitués d’une aile arrière de berline et d’une demie portière arrière de la même voiture. Le pare-brise quant à lui est moins haut de trois centimètres afin d’harmoniser la ligne, et les antibrouillards sont incorporés dans la face avant et intègrent les clignotants. Au final, il ne reste que peu de pièces en commun coté carrosserie entre une berline et un cabriolet 403, seul le capot est commun aux deux. Un hard-top est proposé en option à partir du modèle 1959.

Le Cabriolet conserve les qualités de la berline, en particulier sa robustesse. La 403, c’est la sagesse bourgeoise : des solutions techniques éprouvées, rien de révolutionnaire, mais gage de fiabilité. Elle dispose du même 4 cylindres de 1 468 cc que la berline, mais avec un carburateur Solex et une nouvelle culasse, faisant passer la puissance de 58 à 61 ch (SAE), rien de sportif…

Avec le cabriolet, Pininfarina signait pour Peugeot une version exclusive de la 403. La berline sera le premier modèle de la marque à dépasser le million d’unité. La décapotable, en revanche, ne sera produite qu’à 2050 exemplaires entre 1956 et 1961. Il faut dire qu’à l’époque déjà il coûtait 65 % de plus qu’une 403 berline haut de gamme exemplaires. Une auto rare et désirable.

Cet exemplaire (Châssis 2145301) a été adjugé 46 500 € en septembre 2019 à Monteira, Portugal.

 

Cet exemplaire de 1959, entièrement restauré, vaut 84 500 € :