L’histoire de cette auto commence avec Eugène Martin, pilote émérite, connu au volant des BMW 328, Jicey, ou Talbot-Lago T26C, mais aussi pour avoir participé à 3 reprises aux 24 Heures du Mans. Eugène Martin était également un mécanicien et préparateur reconnu, d’abord ingénieur chez Solex puis dirigeant d’un garage de la même firme à Paris. Après un accident en Talbot-Lago T26C en 1950, le pilote est en convalescence imposée, et se lance dans un projet de coupé sportif de 1 500 cm3 capable de concurrencer le reste de la production internationale.
Il prend comme base une Peugeot 203 berline, et fait des efforts considérables pour la faire évoluer : ligne surbaissée, suspensions spéciales, changement intégral de la carrosserie pour devenir un coupé 2-portes 4-places. La majeure partie du travail réside cependant dans le moteur : la culasse est changée, les soupapes et leurs ressorts aussi, le collecteur d’échappement devient 4 en 1, et deux carburateurs sont ajoutés (3 au total, dont 1 décalé). Le projet deviendra ensuite le prototype de la Salmson 2300 S, dont Eugène Martin est le créateur !
Cet voiture est heureusement découverte par Michel Romeyer en 1997 chez un garagiste de Montpellier qui la possédait depuis 1962 !
La copie de l’ancienne carte grise précise également que cet exemplaire était immatriculé en 1960 à Paris « 2130 CA 75 ». Un article de presse paru à l’époque de cette découverte indique qu’une restauration avait été entreprise de nombreuses années auparavant, mais jamais terminée, d’où l’immobilisation de la voiture pendant de nombreuses années. D’après les informations recueillies durant des recherches, cet exemplaire aurait été le véhicule personnel du père d’Eugène Martin.
Le propriétaire actuel rachètera cette auto directement auprès de Michel Romeyer en 1997: à l’époque, la voiture est toujours en attente de restauration chez le collectionneur de Haute-Loire. Une restauration intégrale est alors entreprise.
Voici une auto à l’histoire extraordinaire, dernière survivante du coupé Français sportif le plus exclusif de l’époque, et prototype ayant inspiré la Salmson 2300 S…
Cette unique auto (châssis 1123553) Estimée 80 000 €.













