Mercedes-Benz a dévoilé le coupé/roadster W113 230 SL (Sport Leicht » pour « Sport Léger ») au Salon international de l’automobile de Genève en mars 1963. Nouvelle voiture de fond en comble, cet élégant cabriolet remplaçait à la fois la 190 SL quatre cylindres et l’exotique roadster 300 SL. Plutôt que de tenter de remplacer directement la coûteuse 300 SL, Mercedes-Benz a choisi de combler le fossé entre les deux modèles sortants en créant un véhicule de tourisme sportif sophistiqué et élégant, doté de la qualité exceptionnelle attendue par les acheteurs Mercedes. Conçue en interne par Paul Bracq, sa carrosserie élégante était nette et moderne, s’écartant radicalement de la silhouette élancée en bouteille de Coca-Cola de la 190. L’une de ses caractéristiques les plus distinctives était le panneau de toit concave du toit rigide amovible qui, vu de face, évoquait la forme d’une pagode japonaise, d’où son célèbre surnom.
La Pagode SL incarnait une philosophie entièrement nouvelle pour la gamme SL, qui définit encore aujourd’hui la marque. Dotée d’un style et d’une praticité exceptionnels, mais aussi d’une qualité de fabrication irréprochable et de performances robustes, la SL se situe à mi-chemin entre un roadster sportif et une grande routière décontractée. En termes de performances, la Pagoda a nettement progressé par rapport à la 190 SL précédente. Le moteur M127.II, dérivé de la M180, a été porté à 2,3 litres avec une culasse à flux inversé à haute compression, des soupapes plus grandes et un arbre à cames spécialement modifié, logé dans la nouvelle culasse, garantissant ainsi des performances exceptionnelles.
Elle était livrée de série avec un hard-top dont la forme concave distinctif rappelant les toitures des temples bouddhistes lui valait le surnom de ‘’Pagode’’ qui est passé à la postérité puisqu’on la nomme Mercedes « Pagode ».
Trois versions étaient proposées. Le coupé deux places équipé d’un hard-top mais sans capote. La version capote plus hard-top et la ‘’California’’ avec hard-top et une banquette à la place de l’emplacement de la capote.
Contrairement à ce que son appellation indiquait, ce roadster découvrable à deux place était plus une belle voiture agréable qu’une auto de sport. Les 150 ch lui permettaient de très bonnes performances pour l’époque mais la tenue de route et le freinage calmaient les ardeurs des plus téméraires. En revanche, menée bourgeoisement avec une pointe de sportivité, elle s’avérait un véritable régal à conduire. La souplesse de ses six cylindres lui permettait des reprises aisées à très bas régime et le son rauque émis par la mécanique dans les tours envoutait les esprits mélomanes. Fiable, élégante et séduisante, luxueuse sans démesure.
Le modèle d’introduction de la série présentée au Salon international de l’automobile de Genève de 1963, la 230 SL était équipé d’un moteur à six cylindres en ligne de 2 306 cc à injection. Sa transmission automatique à quatre vitesses autorisait une croisière confortable à grande vitesse. Au total et malgré son tarif prohibitif, Mercedes-Benz a produit 19 831 exemplaires de la 230 SL entre mars 1963 et janvier 1967.
Ce modèle (châssis 113.042.10.015824) a été adjugé 134 500 $ en 2022 à Monterey, Californie.
Cette 230SL de 1965 a bénéficié d’une restauration complète et minutieuse, réalisée par un spécialiste de la marque, début 2024. Elle n’a parcouru que quelques kilomètres depuis sa remise aux normes d’usine et est tout simplement magnifique, avec une peinture de qualité exceptionnelle et des détails soignés : couleur d’origine, le Blanc Gris (158), toit rigide d’origine assorti.
La carrosserie est de qualité concours, avec des panneaux parfaitement droits, des lignes nettes et un ajustement parfait au millimètre près.
Comptez 188 000 $.






























































































