La Lamborghini 400 GT Flying Star II est un concept car exceptionnel, réalisé en 1966 par la carrosserie Touring Superleggera sur la base de la Lamborghini 400 GT. Ce shooting brake inédit incarne les ultimes audaces d’un carrossier en pleine tourmente financière.

Conçu par Carlo Felice Bianchi Anderloni, fils du fondateur de Touring, ce modèle vise à démontrer les compétences restantes de l’atelier face à la crise. Contrairement à la 400 GT 2+2 de série, dévoilée au Salon de Genève 1966, la Flying Star II opte pour une configuration stricte deux places avec un empattement raccourci de 10 cm (2,55 m) pour plus d’agilité. Présentée au Salon de Turin en novembre 1966, elle marque la fin de Touring, qui fera faillite en 1967.

Sa silhouette épurée fusionne classicisme et modernité : pavillon allongé, lunette arrière inclinée, portes suicide pour l’arrière, et un centre de gravité bas optimisé pour la performance. Équipée de jantes en magnésium Cromodora et de freins à disque aux quatre roues, elle pèse entre 1 080 et 1 320 kg, privilégiant la sportivité pure.

La Lamborghini Flying Star II (châssis 0904) est propulsée par le V12 en aluminium de 3 929 cc développant 320 ch et 368 Nm (moteur 0839).
Sa boîte de vitesses manuelle à 5 rapports provient de la 400 GT apparue la même année. Les suspensions sont indépendantes et les freins à disque sont présents sur les quatre roues. La voiture, d’un poids total de 1 080 kg, pouvait atteindre 250 km/h.

Pièce unique vendue en France à Jacques Quoirez (frère de l’écrivaine française Françoise Sagan) peu après sa présentation, elle n’a pas donné lieu à une production en série. Ce prototype flamboyant illustre l’évolution des Lamborghini à moteur avant et influence des concepts ultérieurs, restant un joyau pour les passionnés de classic cars.

Depuis lors la voiture fut toujours immatriculée en France (notamment à Paris), malgré une courte période passée aux États-Unis ainsi qu’en Grande Bretagne, avant de revenir en France chez son actuel propriétaire en 2009.

La voiture est toujours basée en France, primée à de nombreux concours (1er prix Chantilly 2014, Zoute 2018) et exposée au salon Rétromobile 2019.