Les premières productions de Delahaye manquaient un peu de panache, mais en 1935, arriva la première Delahaye d’une nouvelle génération qui allait changer l’image de la marque, la T 135 Coupe des Alpes. Sportive raffinée, elle était propulsée par un six cylindres 3, 2 litres à soupapes en tête développant 110 ch grâce à trois carburateurs Solex, une boîte à quatre rapports synchronisés ou une boîte Cotal, des roues fil à serrage central et des freins Bendix. Delahaye améliora le modèle l’année suivante avec la T 135 MS 3, 5 litres de 120/130 ch, dont la version sport se faisait rapidement un nom en compétition gagnant les 24 Heures du Mans en 1937 et 1938. La 135 changea radicalement l’image de Delahaye qui passa de la fiabilité sans panache aux performances sportives raffinées, balayant le slogan « solide comme une Delahaye », bien que les produits de la marque restassent tout aussi bien conçus.

Le modèle réapparut après la guerre, avec le moteur 3, 5 litres et resta en production jusqu’en 1951, lorsqu’il fut remplacé par la plus moderne 235. Celle-ci adoptait un moteur plus puissant que sa devancière développant 152 ch, grâce à une culasse redessinée et trois carburateurs qui lui autorisaient un bon 180 km/h, en fonction du type de carrosserie.

Delahaye ne possédant pas de carrosserie intégrée, tous ses châssis étaient habillés par des carrossiers indépendants faisant de chaque voiture un modèle unique. Les 135 et 235 attirèrent les carrossiers français les pus en vue et la plupart de leurs créations sur ces châssis font partie des exemples les plus remarquables de l’art automobile de l’époque. Les partenariats occasionnels avec des carrossiers comme Saoutchik, Chapron, Franay, Graber, Pennock ou Figoni & Falaschi ont donné naissance à de véritables chefs-d’œuvre automobiles.

L’une des 83 voitures construites entre octobre 1951 et mai 1954, cette Delahaye 235, châssis numéro 818066, est habillée d’une élégante carrosserie coupé par l’un des carrossiers parisiens les plus influents, Henri Chapron, dont l’atelier a toujours été réputé pour l’élégance de ses créations. À conduite à droite, comme la plupart des voitures de luxe françaises de l’époque, cette Delahaye, est équipée d’une boîte Cotal électrique semi-automatique et reçoit une livrée vert foncé avec un intérieur en cuir beige/cognac. La voiture a été restaurée en 1992 et est décrite par le vendeur comme étant en bon état général. Elle a été immatriculée dans le Vaucluse en 1992 par le dernier propriétaire et est vendue avec sa carte grise. Élégante et racée, cette Delahaye 235 représente le meilleur de la carrosserie française sur l’ultime évolution d’un châssis victorieux au Mans.

39ème salon automobile de Paris au Grand Palais

Les premières productions de Delahaye manquaient un peu de panache, mais en 1935, arriva la première Delahaye d’une nouvelle génération qui allait changer l’image de la marque, la T 135 Coupe des Alpes. Sportive raffinée, elle était propulsée par un six cylindres 3, 2 litres à soupapes en tête développant 110 ch grâce à trois carburateurs Solex, une boîte à quatre rapports synchronisés ou une boîte Cotal, des roues fil à serrage central et des freins Bendix. Delahaye améliora le modèle l’année suivante avec la T 135 MS 3, 5 litres de 120/130 ch, dont la version sport se faisait rapidement un nom en compétition gagnant les 24 Heures du Mans en 1937 et 1938. La 135 changea radicalement l’image de Delahaye qui passa de la fiabilité sans panache aux performances sportives raffinées, balayant le slogan « solide comme une Delahaye », bien que les produits de la marque restassent tout aussi bien conçus.

Le modèle réapparut après la guerre, avec le moteur 3, 5 litres et resta en production jusqu’en 1951, lorsqu’il fut remplacé par la plus moderne 235. Celle-ci adoptait un moteur plus puissant que sa devancière développant 152 ch, grâce à une culasse redessinée et trois carburateurs qui lui autorisaient un bon 180 km/h, en fonction du type de carrosserie.

Delahaye ne possédant pas de carrosserie intégrée, tous ses châssis étaient habillés par des carrossiers indépendants faisant de chaque voiture un modèle unique. Les 135 et 235 attirèrent les carrossiers français les pus en vue et la plupart de leurs créations sur ces châssis font partie des exemples les plus remarquables de l’art automobile de l’époque. Les partenariats occasionnels avec des carrossiers comme Saoutchik, Chapron, Franay, Graber, Pennock ou Figoni & Falaschi ont donné naissance à de véritables chefs-d’œuvre automobiles.

L’une des 83 voitures construites entre octobre 1951 et mai 1954, cette Delahaye 235, châssis numéro 818066, est habillée d’une élégante carrosserie coupé par l’un des carrossiers parisiens les plus influents, Henri Chapron, dont l’atelier a toujours été réputé pour l’élégance de ses créations. À conduite à droite, comme la plupart des voitures de luxe françaises de l’époque, cette Delahaye, est équipée d’une boîte Cotal électrique semi-automatique et reçoit une livrée vert foncé avec un intérieur en cuir beige/cognac. La voiture a été restaurée en 1992 et est décrite par le vendeur comme étant en bon état général. Cette Delahaye 235 représente le meilleur de la carrosserie française de l’époque sur l’ultime évolution d’un châssis victorieux au Mans.

Cette auto (Châssis 818066) a été adjugée 126 500 € en février 2015 à Paris.