Comme il l’avait fait vingt et un ans auparavant avec la révolutionnaire ‘Traction avant’, Citroën étonnait à nouveau le monde en 1955 en lançant sa DS à la ligne futuriste. L’aspect spectaculaire de la nouvelle venue avait été dicté par les besoins de l’efficacité aérodynamique, tandis que sous la carrosserie profilée aux allures de requin, on trouvait une suspension indépendante hydropneumatique aux quatre roues à assiette constante, des freins, un embrayage et une direction assistés. Pas une voiture européenne n’allait égaler le confort de la DS pendant plusieurs années. Les autres modèles proposés à côté de la DS étaient l’ID (une version simplifiée meilleure marché), l’immense break Safari et la décapotable deux portes. Cette dernière, l’une des plus élégantes voitures des années 1960, était l’œuvre du célèbre carrossier parisien Henri Chapron qui avait baptisé son premier modèle de cabriolet DS La Croisette. La version décapotable de Chapron ne fut d’abord pas approuvée par Citroën, l’obligeant à acheter des voitures complètes plutôt que des châssis nus, mais le constructeur finit par plier et se mit à construire son propre cabriolet ‘usine’ sur le châssis allongé du break ID. Chapron continua à construire ses propres versions cabriolets Le Caddy et Palm Beach, ainsi que plusieurs variantes limousines et coupés, les plus nombreuses de ce dernier étant la Le Dandy, dont il fut construit environ 50 unités entre 1960 et 1968. Présentée en 1960, en même temps que les Le Caddy et Le Dandy, il existait une autre variante sur le thème du coupé, la Concorde, qui offrait un habitacle aux proportions plus généreuses avec une garde au toit plus importante pour les passagers arrière. Seulement 38 furent construites dans les cinq années qui suivirent.
Ce magnifique exemplaire de l’une des Citroën à carrosserie Chapron les plus rares est peinte en rouge métal foncé sur argent, avec un intérieur en cuir rouge foncé et est équipée de la boîte semi-automatique. Complètement restaurée en 2011, date depuis laquelle elle a été très bien entretenue dans une collection privée en Italie, la voiture a été exposée au Milano Auto Classica en 2012 sur le stand du RIASC (Registro Italiano Auto Storiche Citroën).
Cet exemplaire (Châssis 4272001) a été adjugé 110 000 € en février 2014 à Paris.























