Cisitalia (prononcer  » tchi-zi-TA-lia « ) est sans doute l’un des constructeurs automobiles les plus influents dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler. Fondée à Turin en 1946 par le riche industriel italien Piero Dusio, la marque tire son nom d’un acronyme partiel de Compagnia Industriale Sportiva Italia. Elle fait partie des dizaines de petites entreprises italiennes créées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour construire de petites voitures de sport à partir de composants Fiat bon marché et faciles à trouver. Pourtant, si une grande partie de la mécanique des Cisitalia était commune aux productions d’autres artisans italiens comme SIATA, Bandini ou Abarth, c’est la beauté incomparable de leur carrosserie qui allait les distinguer de tout ce qui les avait précédées et leur assurer une place dans l’histoire de l’automobile.

La première Cisitalia, la D46, était une monoplace de course à succès produite en petite série. Le premier modèle routier de la marque fut la 202, une fastback de grand tourisme équipée d’un moteur Fiat 1100 cm³ modifié. Sa ligne est née des esquisses de Giovanni Savonuzzi, ingénieur chez Cisitalia, que Pinin Farina a affinées et mises en forme. Jugée révolutionnaire pour ses lignes tendues et son capot plongeant, une Cisitalia 202 carrossée par Pinin Farina figura en 1951 dans l’exposition  » 8 Automobiles  » du Museum of Modern Art (MoMA) de New York, consacrée aux différentes approches du dessin de carrosserie. En 1972, Pininfarina (nom écrit en un seul mot depuis 1961) fit don d’une Cisitalia 202 au MoMA à New York. Elle devint ainsi la toute première automobile à entrer dans la collection permanente du musée, où elle reste considérée comme un exemple remarquable d’art mécanique.

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