C’est après la Seconde Guerre mondiale que Peugeot devient véritablement un constructeur automobile. En effet, après cette période tragique de l’Histoire, Peugeot relance rapidement son outil de travail et accélère le rythme des assemblages de voitures. Il faut à tout prix faire oublier la période noire qui vient de s’écouler et donner confiance aux Français.
Au salon de Paris de 1952 est lancé le coupé, qui achève de compléter la gamme 203 et retiendra l’attention des curieux pour son esthétique plutôt originale. Il ne laisse personne indifférent ! Le coupé est issu structurellement du cabriolet. Son originalité provient de son toit raccourci en tôle, soudé sur la carrosserie, par rapport à celui de la berline. Toute l’élégance du coupé revient au dessin baroque de la glace latérale arrière.
Son prix élevé précipite son retrait du catalogue dès avril 1954 après une production de 953 exemplaires… et selon certains collectionneurs il n’en serait recensé qu’une centaine en circulation.
Plus rare, le coupé est maintenant plus recherché que le cabriolet qui fut produit à 2567 exemplaires.
Le coupé 203 présenté ci-dessous est l’avant dernier produit, il est sorti d’usine le 5 Avril 1954 et porte le numéro 952. Il est exceptionnel par son état remarquable de conservation avec 42 000 km, car seule la peinture, la teinte noire d’origine a été refaite en 1990. Elle offre aujourd’hui une patine qui se marie à merveille avec son intérieur d’origine qui mêle cuir et tissus.
La voiture possède des sabots d’aile Robri, ainsi que de superbes jantes à rayons Robergel. Au rayon des accessoires, notez la calandre GH avec les longues portées et la plaque des Ets Vrancken à Armentières qui laisse penser que ce coupé a été délivré neuf par cet agent Peugeot.
Vendue 65 000 €


















































